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Perspectives 2012 : stabilité en 2011 rime avec prudence en 2012


AGEFOS PME, 1er gestionnaire des fonds de la formation professionnelle en France, publie son 20e baromètre Perspectives sur l'emploi et la formation dans les TPE-PME. Réalisé avec Ipsos, fin novembre 2011, le cahier spécial du 1er semestre 2012 aborde la grande Loi sur l'alternance de juillet 2011, dite « Loi Cherpion », ainsi que les services qu'apporte un Organisme paritaire collecteur agréé (OPCA) aux TPE-PME. Dans un contexte économique particulièrement difficile, le rôle des TPE-PME est primordial pour une future reprise de l'activité et de l'emploi dans tous les territoires.

Bilan et prévisions de l'activité et de l'emploi dans les TPE-PME : près d’une TPE-PME sur 2 envisage une activité constante en 2012

Télécharger la présentation du baromètre Perspectives 2012 1er semestre

Le bilan de l'activité 2011 montre, avant tout, une stabilité de l'activité par rapport à 2010. Près d'une entreprise sur 2 (47 %) déclare un bilan constant après une reprise en 2010. Si plus d'1/4 des TPE-PME (26 %) indique une hausse de leur activité, seul 1 dirigeant sur 5 (23 %) considère l’activité en régression par rapport à l’exercice précédent.

Les perspectives sont plus contrastées pour l’activité du 1er semestre 2012. Beaucoup ne s'expriment pas sur le sujet, notamment du côté des TPE, qui sont 23 % à ne pas souhaiter se prononcer. Les TPE sont aussi majoritairement pessimistes, 21 % pensent que leur activité sera en régression contre 11 % en progression. Parmi les dirigeants de PME, les prévisions sont sensiblement identiques, 22 % de pessimistes et 21 % d’optimistes.
Au global, l’attitude la plus répandue reste cependant la stabilité à hauteur de 47 %.

Les intentions d'embauche sont similaires à celles de l'année dernière. Le niveau de recrutement augmente légèrement (+ 3 points) mais la posture dominante reste le maintien des effectifs en l'état.
La gestion des effectifs des TPE, dans une période d'incertitudes comme l'indiquent les prévisions du 1er semestre 2012, traduit une certaine prudence.
A noter tout de même que pour les PME, la balance des embauches par rapport à la réduction d’effectif est largement positive (22 % contre 6 %).
C’est aussi dans le type de contrat de travail envisagé que l’on peut lire la prudence des dirigeants avec la progression sensible des intentions d’embauche en CDD.

Pratiques de formation dans les TPE-PME : un levier pour l’emploi

A l’instar des années précédentes, l'élément qui déclenche le recours à la formation pour 39 % des dirigeants de TPE-PME est, en premier lieu, l’évolution des métiers. Viennent ensuite l’évolution de leur marché (18 %) et l’organisation du travail. Ces résultats sont stables par rapport à 2010.
On constate, toutefois, une plus grande prise en compte du Droit individuel à la formation (DIF), + 6 points par rapport à 2010, davantage marqué dans le secteur de l’industrie.

L'investissement dans les budgets formation reste stable en 2011 avec près de 8 entreprises sur 10 qui déclarent limiter l'investissement à l'obligation légale (77 %).
La taille de l'entreprise reste un élément déterminant pour un engagement plus important. Les budgets formation sont plus souvent supérieurs à l'obligation légale dans les PME, pour 48 % d’entre elles et 75 % dans les grandes PME (200 à 499 salariés).

L'impact de la réforme de 2009 sur l'investissement formation montre une augmentation de près d'1/3 des budgets (30 %). Les principales raisons évoquées pour justifier cette augmentation sont le besoin de nouvelles compétences et une politique volontariste en matière de formation.
Cependant, la position des dirigeants vis-à-vis de leur politique formation reste marquée par un clivage entre les TPE et les PME, entre obligation et investissement.
Globalement, la formation reste majoritairement perçue comme un investissement pour l’avenir (48 % des TPE et 56 % des PME) et un levier de développement de l’entreprise (38 % et 49 %).
La perception du rôle central de la formation s'installe dans toutes les sphères de l'économie. AGEFOS PME, consciente de ce tournant majeur, a d'ailleurs présenté récemment son projet stratégique Impulsion 2016 : la Formation comme levier majeur pour la compétitivité et l'Emploi.

Cahier spécial

Les TPE-PME face à la Loi Cherpion

La Loi pour le développement de l’alternance et la sécurisation des parcours professionnels, dite « Loi Cherpion », a été publiée le 19 juillet dernier. Elle comporte plusieurs mesures en faveur de l’emploi et de la formation, notamment au niveau de l’alternance, avec comme objectif passer de 550 000 jeunes en alternance aujourd'hui à 800 000 d'ici à 2015.
Ses objectifs : développer l'alternance dont les contrats de professionnalisation (annonce d'une nouvelle modalité par AGEFOS PME le 19 octobre dernier : VisionPRO), la Préparation opérationnelle à l'emploi (POE) collective, l'emploi dans les groupements d'employeurs et créer le Contrat de sécurisation professionnelle (CSP).

Les nouveaux dispositifs de la récente Loi Cherpion semblent bien perçus, tout particulièrement de la part des dirigeants de PME. Le niveau d'information et de sensibilisation est naturellement plus important dans les PME dotées d'un responsable RH, voire d'un responsable formation.
Parmi les mesures mises en place par cette Loi, trois d'entre elles recueillent une très forte adhésion (entre 69 % et 74 %) : la reconduction du contrat de professionnalisation, la POE et celle à destination des licenciés économiques avec la création du CSP.

Les TPE-PME et les services de leur OPCA

Comme l'année dernière, le réflexe OPCA est davantage présent chez les dirigeants de PME. Au global les résultats sont stables, à hauteur de 23 %. Les sources d’information et de conseil sont par contre plus variées pour les TPE. L’OPCA est en effet un acteur d’importance grandissante à mesure que l’entreprise augmente ses effectifs (40 % des réponses des dirigeants de PME).
A noter, la place importante prise par les organismes de formation, à confirmer cependant dans le temps, qui peut s'expliquer, par exemple, grâce à leur rôle de facilitateur dans la gestion des contrats d'alternance.
Le recours à l'OPCA n'est pas encore généralisé, seuls 38 % des TPE contre 71 % des PME mais les services qu'il apporte sont bien identifiés avec, en tête, la gestion administrative des dossiers, les aides financières et l’information et la communication.
Les taux de satisfaction sont d'ailleurs élevés. Au minimum 75 % voire 90 % des dirigeants de TPE-PME interrogés se disent satisfaits ou très satisfaits des services de leur OPCA.

Méthodologie

Enquête menée par Ipsos du 18 au 30 novembre 2011, selon la méthode des quotas, par téléphone auprès de 502 employeurs (dirigeants et Responsables RH) de Très petites entreprises (TPE de1 à 9 salariés) et de Petites et moyennes entreprises (PME de 10 à 499 salariés).

 

Publiée le : 13/12/2011

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